Le street marketing est une technique de promotion qui s’étend de la simple distribution d’imprimés à la sortie du métro jusqu’à une présence au sein d’événements de grande envergure (compétitions sportives, festivals de musique, …). Le principe du street marketing est d’identifier les zones de passage ou de rassemblement de la population type à atteindre afin de mener une opération très ciblée : universités, stades, concerts, quartiers d’affaires ou encore entrées de magasins ou à proximité immédiate des points de vente de l’enseigne. L’objectif du street marketing consiste généralement à créer l’événement, à surprendre et à rapprocher la marque des consommateurs afin de leur faire passer des messages alternatifs au travers la mise en place d'animations interactives destinées à marquer leurs esprits. En synthèse, le street marketing permet de renforcer une communication de proximité, de créer du trafic et de booster les ventes. Enfin, on distingue différents types d’opérations de street marketing dont les principales sont les campagnes d’échantillonnage et de dégustation ainsi que la Guérilla Urbaine. A noter que le terme street marketing est déposé en tant que marque une une agence du nom de M-Communication spécialisée dans les domaines du marketing opérationnel, de l’animation commerciale ainsi de la promotion des ventes. Le street marketing peut donc se décliner par des actions en rue ou encore via des vidéos sur internet ou à la télévision en diffusant un large appel au public. Il fait généralement appel à des hôtesses et hôtes (trooper) ou encore des campagnes d'affichages, légales ou sauvages.
Dans ce cas précis, il s'agit du voyagiste australien Zuji, réputé pour se faire « intelligemment entendre ». Pour mettre en avant sa campagne promotionnelle, c'est-à-dire l'arrêt des honoraires lors de la commande d'un séjour en ligne, l'agence de voyage a décidé de jouer dans la « gambette » dénudée.
Comment ? En réunissant un groupe de jeunes biens galbés pour les faire défiler en culottes ou slips blancs dans Sydney. Les protestataires dévêtus et armés de pancartes scandaient à qui voulait bien l'entendre « No pants for no fees » (pas de pantalons, pas d'honoraires...) et distribuaient des prospectus sur leur cause ô combien importante... Le but était d'encourager les clients à faire tomber leur pantalon pour inciter l'agence à maintenir sa promotion qui devait se terminer début septembre. Ce type de campagne de street marketing présente des atouts incontestables : peu importe la qualité du message et la mise en scène, du moment que c'est drôle, dénudé et non-intrusif dans la vie du consommateur, la marque est sûre de se faire entendre et sans polémiquer. Bien au contraire, elle jouit de facto d'une réputation décalée voire avant-gardiste.
Gentil et impertinent : une recette qui a de l'avenir.