1 - Discipline de la gestion qui, dans une économie de marché, fait appel à des études & recherches menant à l'anticipation et à la mise en place de moyens d'action fondés sur l'adaptation du produit, du prix, de la distribution et de la communication, dans le cadre d'un plan d'actions contrôlé à l'aide d'indicateurs, afin d'adapter l'appareil productif & commercial et satisfaire les besoins, désirs, motivations, valeurs (...) d'une cible pouvant être une organisation ou un individu en lui proposant un bien, un service ou une idée.
2 - "Le marketing est le mécanisme économique et social par lequel individus et groupes satisfont leurs besoins et désirs au moyen de la création et de l'échange avec autrui de produits et services de valeur" (Kotler, Dubois).
3 - "Le marketing consiste à planifier et mettre en oeuvre l'élaboration, la tarification, la communication et la distribution d'une idée, d'un produit ou d'un service en vue d'un échange mutuellement satisfaisant pour les organisations comme pour les individus" (Kotler, Dubois).
4 - "Le marketing est la conception, la mise en oeuvre et le contrôle de tout processus, quelle que soit sa nature - psychologique, technique, commerciale, scientifique, organisationnelle... - qui optimise pour la firme la valeur pour le
client rapportée au risque qu'il encourt par l'acquisition du bien ou service qui lui est proposé par la firme, et ce dans le temps. Il y a donc trois domaines du marketing, un marketing de la valeur, un marketing du risque et un marketing du temps"
Science qui consiste à concevoir l’offre d’un produit en fonction de l’
analyse des attentes des consommateurs (consumer marketing), et en tenant compte des capacités de l’entreprise ainsi que de toutes les contraintes de l’environnement (sociodémographique, concurrentiel, légal, culturel…) dans lequel elle évolue. On attribue souvent à Ralph Cordiner, l’un des managers de General Electric dans le rapport annuel de l’entreprise en 1952 (p. 21), d’avoir donné au marketing le rôle qu’il a aujourd’hui. Il y écrivait : « Ainsi, le marketing, au travers de ses études et sa
recherche établira pour l’ingénieur et la personne en charge de la planification et de la production, ce que le
client recherche dans un produit donné, quel prix il est prêt à payer ainsi que où et quand il le désire. » Le marketing est une aide à la décision, il permet de définir la combinaison (mix) optimale des caractéristiques du produit, pouvant répondre à ces attentes des consommateurs, de la manière la plus profitable possible. Il favorise enfin le contrôle des résultats au regard des objectifs initiaux. « La mission du marketing en tant que discipline de gestion des organisations est de bâtir une
clientèle et de s’assurer, à long terme, de sa fidélité soutenue, en posant au jour le jour et donc à très court terme, les gestes nécessaires au renforcement de sa satisfaction » précisent Christian Dussart et Michel Cloutier. En plaçant le
client au centre de sa réflexion, le marketing a progressivement évolué vers une approche relationnelle dont le
CRM (Customer relationship management) est censé garantir la protection et l’amélioration au fil du temps. « L’évolution du marketing est communément attribué à deux phénomènes. L’un serait la multiplication des produits répondant à une même utilité ; l’autre serait un changement du consommateur, plus instable dans son choix, plus individuel dans son comportement […] Le rôle du marketing ne peut se comprendre qu’en insérant cette discipline dans un contexte dynamique, qu’en observant son évolution en parallèle avec celle de l’environnement » précise Patrick Gabriel. « La doctrine traditionnelle du marketing management reconnaît l’orientation
client comme le noyau dur du marketing puisqu’elle conduit à un double résultat positif : la satisfaction du
client et la performance de l’entreprise » rappelle Gilles Marion. Le marketing se décline aujourd’hui dans divers domaines de spécialisation, ce qui nuit parfois aux qualités du concept original. « Le marketing représente donc la fonction de relation de l’entreprise avec ses marchés par la création des formes de satisfaction les plus acceptables […]. Pour assurer la fonction “fer de lance” qui est la sienne, en respectant les critères de rentabilité exigés par la politique générale, le marketing se manifeste comme un système :
recherche, stratégie, action. Ces trois opérations sont solidaires et interactives » indiquent Jacques Antoine et Guy Serraf. Aux termes de l’arrêté du 18 février 1987 relatif à l’enrichissement du vocabulaire économique et financier qui recommande son utilisation, l’Académie des sciences commerciales lui préfère le terme « mercatique. »