Le projet Echelon, appelé également réseau Echelon, a été un nom de code utilisé par les services de renseignements des Etats-Unis, pour la mise en place d'un système d'interception global pour les communications terrestres, basées sur des services commerciaux (Opérateurs de téléphonie, Telex, Fax, etc....). Avec l'extension des communications mondiales, dues en grande partie à l'essor du réseau Internet, Le nom de code Echelon a évolué en Réseau Echelon.
A l'instar d'un moteur de recherche, le réseau Echelon permet de scanner en temps réel tout type de données transitant par le biais d'un support de communication numérique transmis d'un point à un autre du globe. Avec une base de mots-clés, dits sensibles, le réseau alerte les instances en charge du système dès que des expressions cibles ont été décelées quelque part sur dans le monde.
Successeur des rudimentaires écoutes téléphoniques, le réseau Echelon a démultiplié ses capacités avec Internet, les satellites photos civils et militaires, et els systèmes de géolocalisation.
L'articulation principale du fonctionnement globale de cette surveillance mondiale, réside dans l'évolution et la transformation des données physiques en données numériques.
Bien que plusieurs autres pays aient mis en place des systèmes similaires, le réseau Echelon reste aujourd’hui le plus puissant des systèmes d'écoute mondial.
Ces réseaux peuvent être utilisés pour des actions militaires, politiques ou commerciales. Il aurait été utilisé pour faire gagner des contrats à des compagnies américaines, face à ses concurrents.
2 000 personnes, dont 1 500 Américains, travaillent sur la base du Yorkshire au Royaume-Uni, la plus grosse hors des États-Unis. Les militantes du Women Peace Camp sont entrées plusieurs fois dans cette base, ont volé des documents et ont diffusé des informations au sujet d'Echelon.
Toutes les informations récoltées par le réseau Echelon sont analysées au quartier général de la NSA à Fort George G. Meade (Maryland, États-Unis).
