Testez
maintenant vos connaissances en SEO, moteurs de recherche
et en référencement
Yahoo!, en crise depuis plusieurs années, tente comme elle peut de redresser la barre et faire face à ses principaux concurrents, à savoir Google, Microsoft, et AOL. Outre son changement de président – Carol Bartz remplaçant Jerry Yang – ou encore la cession de Kelkoo pour 100 millions d'euros, Yahoo! a depuis octobre dernier prévu d'écrémer son effectif. Près de 10 % de celui-ci était visé, soit environ 1300 à 1400 personnes. La France serait particulièrement touchée par cette vague de licenciement.
Yahoo! France souhaiterait ainsi se séparer de près de 20 % de ses salariés, soit 52 employés (sur 251), à Paris et à Grenoble. D'après l'AFP, un plan de sauvegarde de l'emploi a été présenté en ce sens la semaine dernière au comité d'entreprise de Yahoo! France.
Si les employés de Yahoo! France sont peu nombreux comparativement aux employés américains, la coupe franche de 20 % est relativement forte par rapport aux autres pays du globe. Selon Christophe Pelletier, directeur de la communication de Yahoo! France, cela s'explique par une part plus importante d'ingénieurs en France. Or les ingénieurs font partie de la catégorie « la plus touchée par les réductions d'effectif au niveau mondial ».
Mais alors que la plupart des pays ont déjà réduit leur nombre d'employés, l'Hexagone, du fait de son droit du travail plus complexe, a pris quelques mois de "retard". Yahoo! France sera ainsi la dernière filiale à licencier a précisé Christophe Pelletier. Ce dernier a indiqué que Yahoo! France souhaite trouver un accord avec le comité d'entreprise d'ici la fin du premier trimestre.
Particulièrement courtisée depuis l'année dernière, principalement par Microsoft, Yahoo! pourrait bien créer quelques surprises en cette année 2009. Sa nouvelle présidente, Carol Bartz, a cependant annoncé récemment qu'elle souhaitait garder son activité recherche. Celle qui attirait particulièrement Microsoft...
Plus bâtisseuse que vendeuse, Carol Bartz n'a sans doute pas été choisie pour assurer la vente de Yahoo à Microsoft. Mais l'ombre de l'éditeur plane toujours sur le portail.
Sitôt nommé sitôt arrivée. A peine Carol Bartz était présentée officiellement comme le successeur de Jerry Yang à la tête de Yahoo qu'elle entrait déjà en fonction. Mais quel mandat lui ont donné les actionnaires de Yahoo ? Ceux-là même qui ont poussé Jerry Yang vers la sortie pour avoir refusé une offre de 47,5 milliards de dollars de Microsoft l'année dernière. Aujourd'hui Yahoo n'en vaut plus que 16,5. Et Steve Ballmer peut remercier Jerry Yang de s'être opposé à une opération qu'il aurait peut-être regretté aujourd'hui.
Si l'on s'en tient à son parcours, Carol Bartz est plus une bâtisseuse qu'une spécialiste des grandes opérations de rachat. En 14 années à la tête d'Autodesk, elle a fait passer le chiffre d'affaires de l'éditeur de 285 millions à 1,5 milliard de dollars, à coup de divesification et de rachats de sociétés de taille moyenne.
Ainsi, les observateurs n'analysent pas à travers son profil l'intention des actionnaires de Yahoo de revendre le portail. Cependant, les rumeurs concernant un partenariat technologique entre Yahoo et Microsoft refont surface, voire même d'un rachat du moteur de recherche du portail par l'éditeur.