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Ils désapprouvent principalement le filtrage réseau qui pourrait leur être imposé et accuse les pouvoirs publics de piétiner les accords de lÉlysée signés entre FAI et sociétés d'ayants droit. Ces accords assuraient une expérimentation de filtrage et proposaient une possible extension à trois conditions : le succès de lexpérimentation, la faisabilité technique de la généralisation de celle-ci et que tout cela reste dans des conditions financières réalistes. Á lheure actuelle, lefficacité de ces techniques na pas encore était démontré. Et malgré leur engagement dans la lutte contre le piratage et le développement des offres légales, les FAI pensent que cette loi pénalise les internautes et leur fournisseur de manière exagérée.
Ils déplorent également labsence de possibilités de recours pour les internautes. Aucun espace dédié na été prévu pour répondre aux questions, demandes ou contestations des internautes.
De même, les FAI veulent éclaircir certaines zones dombres dans le cas dune suspension : est-ce que la suspension du net entraine aussi celle des autres services qui lentoure (TV, Téléphone) ? La suspension sera totale ou laccès aux mails, services publics en ligne
pourront être préservé ?
Quant au financement des frais rien na été précisé dans le projet de loi. Et lAFA considère loffre légale encore trop insuffisante pour éviter le piratage.
Le gouvernement reste sourd aux remarques et son entêtement est vu comme un coup de pouce à une industrie en difficulté.
Les relations entre le gouvernement et les FAI ne risquent pas de saméliorer de sitôt dautant plus depuis que la commission Copé souhaite leur imposer une taxe sélevant à 0,9% de leur chiffre daffaire.