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Dans tous les cas, la vague Internet n’a pas fini de faire des remous dans la campagne présidentielle.
« Blogs », « chats »*… : Internet fait une irruption massive dans la campagne présidentielle 2007. Pour preuve : le succès de l’opération lancée par le moteur de recherche Yahoo qui invitait, le 7 novembre, les internautes à poser leurs questions aux candidats via l’ordinateur : plus de 1 000 connexions à la minute !
La plupart des politiques ont bien compris tout l’avantage qu’ils pouvaient tirer de ce nouvel outil et ne jurent plus que par l’« interactivité » et la « démocratie participative ». Beaucoup ont désormais leur blog, sorte de journal électronique sur lequel tout visiteur peut ajouter son propre commentaire.
Par exemple, le site animé par l’équipe de Ségolène Royal, censé servir de « boîte à idées » pour la candidate socialiste.
Côté UMP, Nicolas Sarkozy semble avoir un Internet de retard, même s’il reçoit chaque semaine une synthèse des commentaires laissés par les internautes sur le site de son parti.
C’est d’ailleurs viaInternet que l’UMP a enregistré la moitié des 90 678 nouveaux adhérents inscrits depuis le 1er janvier. Beaucoup d’entre eux ont lancé leur propre blog. On en compte pour l’instant 600 qui se « réclament » du candidat Sarkozy.
Au PS, même stratégie : l’annuaire de la « blogosphère socialiste » indique 860 sites.
Un phénomène pris très au sérieux par la Bibliothèque nationale qui a décidé d’archiver l’ensemble des sites électoraux jusqu’à juillet 2007. C’est sans compter tous les blogs de simples citoyens ou d’experts politologues qui commentent en direct la campagne.