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Viacom, qui avait déjà ouvert un conflit avec Google et YouTube en exigeant début février le retrait de 100'000 clips vidéos pirates extraits de ses émissions télé, a précisé dans un communiqué avoir porté plainte devant un tribunal de New York.
Il accuse Google et sa filiale YouTube de "violation massive et intentionnelle des droits d'auteur sur les contenus de divertissement de Viacom" et explique qu'il demande à la justice "plus d'un milliard de dollars de dommages et intérêts, ainsi qu'une injonction interdisant à Google et YouTube de violer les droits d'auteur à l'avenir".
160'000 clips concernés
Viacom argue que "près de 160'000 clips non-autorisés extraits de ses émissions ont été diffusés sur YouTube" et que ces clips ont été vus "plus de 1,5 milliard de fois".
Viacom lance plus globalement une attaque de fond contre toute l'activité de YouTube et Google, qu'il accuse d'avoir "un modèle économique illégal", fondé sur des recettes publicitaires liées à des contenus piratés. Il explique que son attaque en justice vise à "empêcher Google et YouTube de continuer à voler à des artistes la valeur de leur travail et obtenir des compensations pour les dommages importants qu'ils ont causés", et précise avoir tenté en vain de négocier.
Passions exploitées
"YouTube a construit une activité profitable en exploitant la passion des fans pour le travail créatif d'autres personnes, pour s'enrichir et enrichir sa maison-mère Google", explique Viacom.
"D'autres distributeurs importants ont reconnu la juste valeur des contenus et conclu des accords" pour une diffusion légale, a souligné Viacom. "Après maintes négociations infructueuses (...), YouTube continue d'appliquer son modèle économique illégal. Nous devons donc nous tourner vers la justice", a-t-il ajouté.